08 juin 2010

Journée ordinaire de Polette, Tata Popo, La Déesse du Python, bref PaulinoBenin

J’ai donc terminé ma première mission Double Sens, j’ai beaucoup appris et adopté de nouveaux comportements en un mois, voilà, en condensé une photographie de mon quotidien au travail et à la maison de ma vie de Béninoise.

En moyenne, je me lève vers 7h30, je sors de ma moustiquaire avec difficulté (je ne suis pas bien reveillée) et commence direct à compter le nombre de bouton de moustique qui se sont additionnés malgré elle ! immédiatement la première douche (l’humidité est déjà dense provoquant des les premiers mouvements de levage de moustiquaire une réaction épidermique de transpiration J )

Il n’y a qu’un robinet de douche – pour l’eau froide évidemment, il n’est pas nécessaire d’utiliser de l’eau chaude ici…la seule fois ou j’en ai vu, c’est de l’eau marron qui en est sortie…Je n’ai plus retenté. Dans certains lieux moins « sophistiqués », et la ou les douches ne fonctionnent que rarement (pas de pression d’eau, pas d’eau du tout…) il y a des douches «  à l’africaine » composées d’une cuve d’eau stagnante (qui se chauffe naturellement à l’air ambiant) et une petite bassine que l’on utilise pour s’asperger d’eau ( en Afirque il est toujours bon d’avoir sa cuve remplie en plus de la douche…on ne sait jamais quand la coupure arrive !).

La journée se continue par le déjeuner (enfin, le petit dej pour nous français, mais comme nous vivons avec un québécois, - et bientôt avec des belges – nous nous sommes accordés pour parler de déjeuner le matin, diner à midi et souper le soir… Enfin on parle bizarre quoi !) composé à l’européenne de pain et confiture (j’ai acheté mangue et ananas, ca claque !), de jus d’orange (qui sont vertes ici !) et de nescafé dégueu alors que nous sommes frontaliers avec les plus grands pays producteurs de café (mais ici on ne produit que pour le business, pas pour la consommation de la population). Les béninois mangent soit un petit dej du même type, soit des omelettes dans du pain avec de la bouillie blanche de maïs un peu sucrée – c’est pas mauvais, ca tien au corps.

Je retrouve alors mes compères masculins qui se sont levés à l’aube (entre 5h30 et 6h30) : (pour des raisons de confidentialité on the web, je ne citerai que les surnoms des protagonistes dépeints dans ce texte)

Monsieur le Maire, prof de philo au Quebec (avec un fort accent et plein d’expressions chelouches ! Calvaire !) à l’ouverture d’esprit et à la pédagogie que j’affectionne particulièrement, qui, parfois tête en l’air, oublie les prénoms et nous a tour à tour surnommés.

Monsieur le Sage, professeur de math à la retraite en Ile de France (qui profite pour donner des cours aux jeunes de la maison), mais également au Niger pendant 12 ans et a donc une grande connaissance de l’Afrique de l’Ouest qu’il nous dispense par des petites anecdotes régulières.

Tous deux ont pour mission de donner des cours d’informatique à des béninois entre 19 ans (une jeune maman qui vient avec son bébé dans les bras)et 35 ans, du niveau débutant (qui n’ont jamais touché a une souris) à « bon » (qui vont au cyber et utilisent leur boite mail).

Odette (ma topine bretonne (d’Alsace !) avec qui on forme un duo de choc de « vedettes » fofolles dingo finit par se lever(enfin) pendant que je termine mon café en lisant dehors à l’abris du soleil déjà fort, ou que je fais un tour en vélo dans la ville entourée par les personnalités aussi variées que des écoliers en uniforme, des ZEMmen qui flanent et discutent fort, des mamas qui vendent leur pain, leur gazoil, leurs tissus, leurs fruits, portant le tout sur leur tête (chose que nous ne pouvons faire à cause de la nature de nos cheveux de blancs) sans jamais rien faire tomber.

Les gens me reconnaissent un peu maintenant, on dit bonjour à tout le monde ou presque sur le chemin, ca se fait, c’est sympa : le contact humain entre la population passe avant l’efficience dans le travail, la ponctualité ou autre…

Avant de partir travailler à la pouponnière, il ne faut surtout pas oublier de saluer toutes les personnes qui travaillent à la villa (Pierrette, la cuisinière au fort caractère qui est rapia comme tout !mais tres protectrice…une vraie mère, son fils Alias, trop mimi ce passionné des cours et de la réussite, et Samson ou Pierre les gardiens de la maison qui s’alternent toutes les 24h pour veiller sur la sécurité des habitants de la maison), leur expliquer la prévision de ta journée et leur souhiater « bon travail » formule de politesse très répandue.

On ne part évidemment pas sans la bouteille d’eau traitée par une pastille de chlore qui donne un goût dégueu, sans quoi on risque de se déshydrater vite fait, et ce n’est pas avec les enfants de la pouponnière qu’il s’agit de se sentir faible.

Lorsqu’on arrive Odette et moi à la pouponnière, le premier enfant qui nous voit crie et court pour appeler les autres « Yovos, yovos ! » ils arrivent tous cul nu ou presque pour nous encercler alors que nous sommes à peine descendues de nos vélos et chacun veut être pris dans nos bras. Par défaut on prend les premiers arrivés, les autres se mettent alors à pleurer à chaudes larmes – ils ont un vrai besoin d’affection et de petit moment particuliers en contact avec des adultes sans brutalité – on commence alors à chanter pour les motiver à marcher en rythme, et pouf pouf le gros chagrin est oublié (sauf Cyril ce coquin de la chialade), on est partis pour la folie !

On commence, on cherche de l’eau (quand il y en a c’est mieux !), on prépare le lait en poudre, pendant ce temps ils sont devant la porte trépignant et se foutant des bonnes taloches à la gueule, ceux qui ont des vêtements les enlèvent, les autres mettent un slip ou un t shirt, rarement plus, et jamais de chaussures !…ils font aussi des petites blagues pour faire croire qu’ils sont l’une de nous deux et qu’on peut donc leur ouvrir la porte…hihihi, trop choux !

Quand le lait est prêt avec les traitements pour chacun, ils scandent « le lait le lait » et avec un rituel habituel on distribue les bols. Commence alors un grand troc de « qui va boire son lait le plus vite pour après aller demander à ceux qui n’en veulent pas de leur donner la fin ? » Généralement c’est Doria -petite grincheuse très maligne mais tres en souffrance qui peut vite faire du mal ou se faire du mal- qui gagne et qui se tape environ 3 bols de lait… Pendant ce temps, on donne à manger aux bébés, et allons saluer les jeunes femmes qui travaillent au dispensaire à coté, qui n’ont aucune formation médicale et apprennent sur le tas. Elles nous demandent à chaque fois ce que l’on va leur donner aujourd’hui, mon t shirt, mon pantalon, mes boucles d’oreilles (j’ai enlevé tous les autres signes ostentatoires), tout y passe, comme si c’était normal que je me désappe et leur donne mes fringues : elles gagnent moins du SMIC (mais sont logées nourries) qui est à 30 000fCFA c'est-à-dire 45€ par mois, et elles savent qu’en proportion nous gagnons bien mieux notre vie. Alors on doit donner « yovo cadeau »… le business de la possession, il existe ici autant chez les enfants que chez les parents. Il y a tellement rien que cela crée une boulimie du besoin d’avoir plus que l’autre, et nos systèmes de dons de type humanitaire ne font que renforcer ce besoin créant en plus une dépendance qui ne pourra se stopper que quand il y aura une volonté productrice ici et non attentiste…mais pour ca, il faut des idées et des moyens.

On repart auprès des enfants et on enchaine sur « l’étude » petit moment ou tout le monde est sensé être assis sur une chaise autour d’une table, mais où, sur les 14 enfants, les 3 plus grands travaillent (au champ ou a la cuisine), les petits montent sur les tables en chantant petit papa noel (loool !) et en se faisant pipi dessus (ou en faisant le grand jeu de David de « faire pipi dans la bouteille dont on se sert de carafe c’est quand meme rigolo »), et Ryad, Cyril et Bienvenue geignent pour venir sur nos genoux pendant que les filles Martine, Fumilayo, Thèrese et Doria leur foutent des bons coups de « chicotte » (une petite claque généralement avec un brin de bois ou quelque chose qui tombe sous la main)…et nous, au milieu de tout ca, on tente d’instaurer un ordre calme et sain sans violence et avec un minimum d’hygiène… humhum…

Vainement, on termine l’étude qui ressemble plus a un cours de bon comportement en communauté qu’à de l’alphabétisation… et on entame la partie jeux de plein air (quand on a le temps et qu’il ne pleut pas), la on court, on s’amuse, on rigole, je transpire à grosses gouttes…surtout ne pas oublier de boire ! C’est l’heure du « diner » (québécois), les enfants se mettent à table, la dernière Dada leur donne des pates et des sardines ou de la pate blanche et du poulet, elle est très occupée, elle doit s’occuper de tout, on tente de la suppléer avec les bébés (3 minus et 3 d’un an/18mois), mais il arrive souvent que certains ne mangent pas ni ne reçoivent leurs traitements pendant un repas ou même une journée…

On rentre à la maison, toujours avec 30 min à 1h de retard sur l’horaire officiel, on est mortes et dégueu, c’est la deuxième douche ! On met de la musique d’ici (Petit Miguelito -grave à la mode : « c’est petit a petit, que l’oiseau fait son nid là » !-, Tikken Jah Fakoli, Magic System, Angélique Kidjo, Amigpon (traditionnel), …Lorrie, Céline Dion, Natacha St Pierre…. La joie de retrouver tous les chanteurs québécois (encore !) d’il y a 10 ans …c’est parfois dur !), on boit une « sucrerie » (ici les boissons sont produites par une unique société la SODEBRA dans des bouteilles en verre consignées et classées en deux catégories : les bierres – Béninoise, Castel, Flag et Beaufort ; et les sucreries –Fuzzi/Youki, Coca, Sprite, Fanta, Atomic et Mokka…)Bref pétillant ou pétillant. C’est lassant mais c’est inévitable : c’est probablement la dedans que circule le plus d’argent au Bénin l’activité principale étant de siroter en discutant avec des amis dans un maquis.

On s’installe tous les 4 en général à la maison autour d’un repas pour échanger nos impressions de la matinée passée et nos ressentis, nos étonnements. Les repas ne sont pas très variés (surtout avec Pierrette !), il s’agit de viande (poulet-celui qui court devant la porte dans la pollution-,porc ou saucisse en boite) ou de poisson (sylivie ou un autre dont je me souviens plus)accompagné de féculents (pâte blanche ou rouge – c’est la même sensation qu’un gâteau de semoule en gluant et salés aux céréales genre maïs - riz, frites, pates, manioc) ou parfois des petits pois en boite, avec pour unique sauce une sauce aux oignons et à la tomate et en dessert de l’ananas. Donc pour agrémenter tout ça, on s’est acheté des accompagnements locaux, du type : des beignets (doko) sucrés ou salés en tous cas bien gras, du manioc ou de la patate douce frite,- tout cela toujours accompagnés de la dose de piments – en légumes :  des avocats, concombres trois feuilles de salade… et surtout des fruits trop bons : des mangues (mmmmmmmmmm, toutes trop bonnes )…, des bananes de toutes sortes (petites grosses plantin….GENIALES !) , des pastèques (trop frais), de la papaye (euhhh, là, moins top…). On mange avec des couverts mais les béninois mangent avec les mains, globalement ils mangent surtout de la pate et du poisson et ne prennent pas de desserts par contre consomment fruits et beignets dans le courant de la journée.

On croque les petits bois qui sont la brosse à dent locale et on repart faire un tour dans la ville (le fort portuguais, le temple de pythons, les marchés…) ou à la plage !!! Puis direction le travail avec toujours une petite activité prévue pour l’après midi. En passant sur le chemin on resalue les mêmes gens du matin mais une fois le repas passé on dit « bonsoir » et non « bonjour ».. « ca va ? oui ca va et chez vous ? Ca va ca va…Bon travail ! » Les gens que nous ne connaissons pas nous dévisagent, les enfants chantent et les jeunes hommes nous demandent en mariage « Je suis amoureux de toi, on va se marier d’accord ? »….

Quelques 4x3 (panneaux pub) sympas nous illumine notre chemin : pour la bierre, pour les réseaux de téléphonie mobile, pour les préservatifs (ton choix, ton avenir ), pour la scolarisation (tous les enfants à l’école), et pour la préservation avant le mariage (une vraie femme doit attendre), mais bon, peut de gens savent lire le français, l’impact n’est pas énorme.

Lorsqu’il pleut il n’y a personne dehors, les routes (non pavées) pour arriver à la pouponnière sont complètement inondées, je me retrouve à plusieurs reprise avec mon vélo au milieu d’une mare d’eau, n’ayant plus accès à mes pédales et embourbée dans la boue obligée de foutre la jambe dans l’eau pour m’en sortir… du bonheur.
Lorsqu’on arrive la première question s’est toujours « bah pourquoi vous etes là ? il pleut ! » loool….

En tant normal, après le gouter on joue bien avec les enfants, on essaie d’organiser des jeux de plus grande ampleur, avec les ballons, un parcours du combattant, un chat… ou une activité, pate a modeler, confection de bracelets en perle, peinture…. On a aussi des petits moments câlins en particulier avec chacun, des regards du Willy, des sourires du Exaucé au gros bidon,des bisous sur la bouche du Cyril, des grandes chialades du Ryad, des éclats de rire du David, des « nez cacan » avec Doria, des grimpades avec Bienvenue des discussions avec Thérèse (qui veut emmener ses deux petits freres avec nous dans l’avion pour le Yovotomé – pays des yovos -), des chansons avec Agathe, des courses avec Norbert et Assem…. Des mots inventés, des signes de reconnaissances, des blagues répétées, des danses et des festivités…

Caleta caléta GBO
Caleté Monkéké GBO
Awellé wellé
A foutou Koullé

On repart à la maison, on est vanées, on retrouve le Maire et le Sage dans le même état. Douche. Delphin notre coordinateur, Hervé le chauffeur, et d’autres passent prendre l’apéro à l’improviste, on discute, c’est lent, ca prend du temps d’avoir une discussion constructive avec les béninois, faut d’abord se présenter se mettre en condition, se poser, boire, rigoler, répondre au téléphone, et c’est bon, on peut commencer…c’est long, mais c’est cool !

C’est l’heure ou on s’asperge d’anti moustique sur le moindre bout de peau qui dépasse à s’en faire mal tellement c’est fort et ca pique ces produits toxiques !

on dine dehors ou dedans en fonction, on oublie pas son anti pallu pour ceux qui en prennent (le Maire lui n’a pas trouvé ça utile!) (Il y a 3 anti pallu récurrents : la malarone, le plus cher est sensé être le plus efficace mais qui a eu des effets secondaires fous de mal de bide/tete/vertiges, jusqu’à devoir stopper le traitement d’Odette… ; le lariam le plus ancien, qui est déconseillé parce qu’il donne des hallucination et fait faire des dépressions (les belges ils voient des choses la nuit !) et le doxypallu qui est photo sensible (quelques plaques rouges) mais qui est bien et qui est le mien !). Le maire part se « reposer 5 minutes » et finit toujours par s’endormir jusqu’au lendemain

 …on se couche, on s’enferme dans la moustiquaire avec le ventilo à fond, et c’est la fin d’une bonne grosse journée bien comme il faut !

Voila quelles ont été mes semaines pendant un mois…maintenant je vais partir sur un autre rythme, mais j’ai adoré celui là et je remercie du fond du cœur tous ceux qui ont partagés ces moments avec moi.

Tout particulièrement tous les tis enfants de la pouponnière qui m’ont acceptée et accueillie, prenant le temps de m’expliquer tellement de choses de leur vie, qui est tellement dure et dont ils se contentent avec tant d’allégresse et de gentillesse… J’ai hate que la pouponnière grandisse et possède plus de moyens humains pour devenir plus un lieu de développement qui peut assurer un avenir à tous ces enfants plutôt qu’un lieu de  survie comme c’est le cas aujourd’hui. Ils sont tous trop malins et en demande d’apprendre encore…  Les enfants je vous aime fort et je ne vous oublierai pas.

Les yovos de France je vous fais des bisous!

Posté par PaulinoBenin à 14:22 - Commentaires [7] - Permalien [#]


Commentaires sur Journée ordinaire de Polette, Tata Popo, La Déesse du Python, bref PaulinoBenin

  • Pfiou

    D'habitude, en lisant les récits de voyage, ou en voyant les photos des gens, je suis juste frustré et jaloux.
    Là ça transpire littéralement d'émotions. Juste merci. Merci de nous faire partager tout ça. =) C'est encore mieux sans photo, on peut se faire notre propre idée. J'en viens à me demander si ce que je crois être un besoin de vacances ne serait pas un "besoin d'humain" (un truc rare à Paname hum).

    Allez, courage pour encaisser la fin de la première mission, je suis certains que le reste sera "cro cro" bien et inoubliable.

    Bzou

    Posté par Vince, 08 juin 2010 à 15:35 | | Répondre
  • Très intéressant, merci Pauline !
    Des bisous français
    Henry

    Posté par Henry, 08 juin 2010 à 17:34 | | Répondre
  • Toujours très bons tes comptes rendus...toujours trop fortes tes aventures....je kif ta capacité à raconter jusqu'aux petits détails, qui font qu'on arrive vraiment à bien te visualiser dans ce joli bordel....la yovo-blonde toute contente et motivée.. j'espere vraiment que ta motivation ne s'essouflera pas...car ca déchire ce que tu fais!!! et mm si plus tu en fait, plus tu verras les manques qu'il existe...ne perds pas le rythme et la motivation!!!
    c'est marrant le nombre de points commun avec le Mexique sur certains détails (les fruits délicieux..sauf la papaye, t'as raison beurk)..l'ouverture et l'intêret des gens....la consommation de sodas aussi hahah (mais ici c'est plus par consumérisme poussé à l'extreme que par nécéssité).
    Mais bien sur rien à voir sur pleins de choses aussi....
    En tout cas jsuis bien content de te voir aussi motivée!!!!! continue à tout raconter, jusqu'au ptis détails!!!!
    ah et bonne nouvelle: je viens d'être nommé coordinateur de langues de ma fac!!!!! c'est pas la classe ca???
    pleins de bisous yovopopo!!!! Continue comme ca!!!!t'es trop forte!!!!

    Posté par yovoXavi, 09 juin 2010 à 04:15 | | Répondre
  • Snif, snif… Attends, je me mouche… Je viens de lire tes deux derniers écrits…
    Merci pour tout ce que tu me transmets.

    De mon côté, j’ai stoppé provisoirement mes vacances chez Ikea, 3Suisses et la Redoute :.) pour accueillir mes beaux-parents à Lyon. Nous avons fait une visite du chantier de notre future habitation. Il y avait des grosses machines qui faisaient un bruit du tonnerre et des grues dans tous les sens… Difficile d’imaginer un lieu calme avec un peu de verdure. Puis, le soir, ils sont venus à mon concert de Gospel. Je me suis plutôt bien débrouillée pour la dernière arrivée du chœur.

    Je t’embrasse bien fort sister. J’ai hâte de te revoir.

    Posté par Sister, 09 juin 2010 à 13:38 | | Répondre
  • riche

    Merci pour toutes ces nouvelles très riches et fortes ! Que d'émotions... En te lisant, on a envie de rire, de chanter et de pleurer un peu de quitter tout cela... Mais de nouvelles aventures t'attendent. Il faut aller de l'avant et garder précieusement ses souvenirs! Merci de nousles faire partager, ma chérie!
    Un énorme baiser de ta maman

    Posté par maman, 10 juin 2010 à 18:24 | | Répondre
  • Bejeis de Lisboa

    Merci pour toutes ces histoires Beninoises... Bejeis de Lisboa
    @

    Posté par !ndianeries, 10 juin 2010 à 23:54 | | Répondre
  • trop cool tes histoires, je les lis a lina pour s endormir et je suis sure qu elle fait pleins de reves avec ses potes bb beninois!! bon courage pour la prochaine mission et profite en bien, trop pressee de voir ton nouveau bronzage!! biz! mag & lina

    Posté par mommy maggy, 12 juin 2010 à 10:47 | | Répondre
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